COURONS ENSEMBLE ALORS

Me voilà toute enviahie d'un optimisme pour ainsi dire cosmique.

Prochainement, je veux foncer à travers la vie en gueulant sous la nuit dans des champs d'herbe humide. Je veux que nous allions à toute berzingue, sans limites, ouvrant grand nos gosiers pour avaler le plus qu'on peut jusqu'à l'éclatement ; j'ai envie de bouffer du vivant jusqu'à n'en plus pouvoir, sourire béat et folie frémissante... Pris par la vitesse, nos chutes à nous tous seront très dures et bruyantes, mais qu'est-ce qu'on rigolera bien une fois qu'on nettoyera nos corps couverts de poussières jaunes et vertes et de petites griffes de partout, même si certains se sont cassés en centaines de morceaux et gisent là comme des cadavres à demi-ouverts. On essaiera de ne pas oublier, leur souvenir vague ´perdurera quelque temps pour être recouvert de possière à leur tour, et ce n'est pas mauvais car ils auront existé.

Nous y verrons.

PS : Je ne sais pas qui est Nous, mais ça viendra.

# Posted on Wednesday, 02 July 2008 at 10:04 PM

Edited on Thursday, 03 July 2008 at 8:00 PM

À PRESENT COURS, COURS VERS D'AUTRES MONDES EN TOURNANT LE DOS, ET SURTOUT NE T'ARRETE PAS

À PRESENT COURS, COURS VERS D'AUTRES MONDES EN TOURNANT LE DOS, ET SURTOUT NE T'ARRETE PAS
Car il en est ainsi.

# Posted on Saturday, 07 June 2008 at 6:13 AM

HOLALA *** RELENT DE RÊVE : LA CITÉ DES SONGES

HOLALA *** RELENT DE RÊVE : LA CITÉ DES SONGES
Je me trouvais avec une femme qui se nommait Terre Indienne, baptisée avec de la terre mélangée au sang, qu'on mit un peu sur son front. Il y avait aussi un autre type dont je ne souviens pas du nom, mais qui était une sorte de maître spirituel. Puis y'avait un yéti. Et moi, mi-chacal, mi-chat, petit animal au museau pointu et aux grandes pupilles noires.

Des yétis bondissaient dans une forêt bien soignée, très artificielle, un endroit assez magique. Nous nous trouvions sur le bord d'un lac, et le chef spirituel nous expliquait que ce genre de lac était dangereux car ses rives étaient très raides ; de sorte que si quelqu'un tombait dedans il ne pourrait plus remonter. La forme de ce lac était comme une pyramide renversée, au sommet d'une butte.

Et moi j'avais peur des yétis. Leur atterrissage produisait un bruit faramineux et je me suis réfugiée dans les poils du yéti qui nous accompagnait ; le Maître nous dit alors de nous dépêcher de partir car il était temps. Le yéti fit des bonds d'environ 300 mètres de hauteur, à toute vitesse (t'as vu Walibi à côté de ça c'est pour les chochottes).

Nous arrivâmes dans un endroit en pierre brune éclairé par des torches. Le Maître nous dit de ne plus faire de bruit, car nous étions dans la Cidade dos Sonhos, la Cité des Songes.

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En gros il s'agissait d'un endroit où l'on amenait les gens qui sentaient que la mort était proche. Loin d'être morbide, ces mourants étaient accompagnés de leur famille et de leurs amis et tous ces gens passaient une semaine ensemble à discuter ou à effectuer divers rituels de passage... C'était une préparation au Grand Voyage dans le pays des morts, et l'ambiance n'était pas aux pleurs mais plutôt même à la joie, une sorte d'honneur ; la famille et les amis encouragent et souhaitent bonne chance au futur défunt. Lorsque ce dernier estime qu'il est prêt, on lui fait boire un poison qui tue comme on endort :
ainsi il part en paix
.


Les alcôves où l'on place les défunts ne sont pas scellées ; au contraire elles restent ouvertes car l'on se doit d'avoir des nouvelles des morts de temps en temps, de venir leur parler, de leur demander ce qu'ils voient ici et dans l'au-delà. Elles sont agencées comme des sortes de chambres, très ergonomiques, avec des petites fresques simples sur les murs.

Les visages et les mains des momies sont traités avec du plâtre afin de conserver leur apparence d'origine, l'aspect lisse de la peau ; il est important que ces parties du corps restent intactes. Les défunts sont enrobés dans des longs manteaux de laine après dessèchement du corps, dont seuls le visage et les mains dépassent.


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Ainsi nous nous rendions parler à cette momie.

Tandis que le Maître opérait un rituel, je viens me coucher, les mains croisées, en sphinx au-dessus d'une corniche qui surplombe l'emplacement de la défunte (il s'agissait d'une femme).

J'ai alors éprouvé, dans mon rêve, une sensation de détachement total du corps ; une légerté, un flottement, comme si je me fondais dans un circuit d'informations d'où sortaient des compositions poétiques et littéraires à propos de la Cité des Songes. Bien que je me souvienne que la plupart de ces vers étaient beaux à pleurer, je ne m'en souviens plus... Seules quelques bribes restent :

Dans la Cité des Songes..
.... femmes électriques...
... .... .... lueurs de terre...
... rayons vibrants...
.... nuées.. .... ...
... sombre lumière (réconfort)...

# Posted on Sunday, 25 May 2008 at 3:30 PM

HEBIN *** DE LA RÉGÉNÉRATION JURASSIC-PARKIENNE DE CERTAINES ESPÈCES DISPARUES

HEBIN *** DE LA RÉGÉNÉRATION JURASSIC-PARKIENNE DE CERTAINES ESPÈCES DISPARUES
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Pour une fois, j'ai regardé la télé.

Et après la fabuleusissime remise de la Légion d'Honneur à Céline Dion par notre coupain Sarko, on zappe sur quelque chose de quand même plus intéressant (et surréaliste, par contraste) : des scientifiques sont parvenus à reconstituer une partie des gènes d'un tigre de tasmanie. Disons UN gène sur environ 30 000.
Mais c'est toujours ça.

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D'ailleurs, peut-être que le Tigre de Tasmanie, disparu officiellement depuis 1936, a des choses à nous glisser secrètement dans l'oreille...

"... Tu sais, nous les tigres de tasmanie, et plus généralement tous les animaux sur cette terre, ailés ou poilus, à écailles ou à plumes, nous vivons d'une manière très différente de vous, je crois...

Parfois sur le détour d'un sentier nous sentons qu'une personne est passée par là, nous sentons sa vie, sa chaleur, ressentons son souffle tiède et parfois même sentons un relent bizarre de choses que nous ne comprenons pas. Parfois ces personnes n'ont pas faim, n'ont pas soif, et pourtant nous percevons en elle une très grande insatisfaction... Alors qu'elles sont repues ; et il semblerait que de tous les animaux de ce monde, l'homme seul a cette manie de ne jamais être content, de porter des impressions bizarres en lui, dont nous ignorons l'essence. Je crois que certains humains appellent ça des sentiments, ou des idéaux, quelque chose comme ça. Mais je ne sais toujours pas ce que c'est...

Vous, les hommes, êtes des êtres étranges.
"

# Posted on Friday, 23 May 2008 at 6:24 PM

HAON ! *** MONDES POLYCHROMES

HAON ! *** MONDES POLYCHROMES
Comme c'est étrange que tout soit si divers.

Parce qu'on a beau dire, sur tous les blogs et livres de Hooou la vie est si triste mon entourage c'est des cons, il me semble qu'il reste quand même un petit restant bien riquiqui de transcendant malgré tout.







Tout est si changeant... On flotte dans des univers fluides, liquides, presque transparents ; on se contente souvent d'ailleurs de ne faire qu'observer leurs ondulations.

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Eh bien moi, face à tous ces "Hou" de solitude, je réponds "HAON !" comme le paon multicolore polychrome (relevez le pléonasme) qui crie comme un con. Et il a raison d'ailleurs, parce qu'il n'y a pas grand-chose d'autre à faire.
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HAON, LEON, HAON, HAON, HON HON, LEEEEEEEEON ! HON, HAAAAON, HON HON HAAAON LEON HAON.

LEEEEEEEEON ! HON, HAAAAON, HON HON HAAAON LEON HAON.


HAON, LEON, HAON, HAON, HON HON, LEEEEEEEEON ! HON, HAAAAON, HON HON HAAAON LEON HAON.

LEEEEEEEEON ! HON, HAAAAON, HON HON HAAAON LEON HAON.

HAON, LEON, HAON, HAON, HON HON, LEEEEEEEEON ! HON, HAAAAON, HON HON HAAAON LEON HAON.


Coucou.

# Posted on Thursday, 22 May 2008 at 3:03 PM

Edited on Friday, 23 May 2008 at 6:34 PM